Jouez pour le seigneur
Malachie 3, 19-20
Psaume 97
2 Thessaloniciens 3, 7-12
Luc 21, 5-19
Le cadre
La
fin de l'année liturgique projette le regard des
chrétiens vers la fin des temps. L'annonce des catastrophes
qui y sont liées est comparée à celle
de la chute de Jérusalem et de la destruction du
Temple, assorties de persécutions " à
cause de mon Nom ", dit Jésus à ses auditeurs
(évangile). Le message réveille la foi des
disciples installés dans l'admiration des choses
de ce monde : la beauté des pierres du Temple et
le don des fidèles. Mais la foi naissante des enfants
n'a pas besoin d'être inquiétée et le
psaume (97) qui est choisi pour guider cette liturgie donne
un autre aspect de la fin des temps : le Seigneur vient,
et le jour de sa venue est fête pour la création.
Le sujet
Jouez
pour le Seigneur, car il vient (phrase affichée)
Toute la création est en fête pour l'accueillir.
Le psalmiste anticipe cette joie à venir et nous
y fait participer.
L’ancrage liturgique
la musique
La
musique, pour ce jour, est à l'honneur dans la liturgie.
Des musiciens sont sollicités pour exprimer et accompagner
la joie du Jour du Seigneur.
Une guitare, une flûte, et tout autre instrument dont
savent jouer des enfants ou adultes présents, sont
bienvenus. Une répétition préalable
est nécessaire pour jouer un morceau ou accompagner
un chant de louange (par exemple, l'acclamation de la préface,
Saint, le Seigneur). A défaut d'en jouer, les musiciens
apportent leurs instruments placés alors en décor.
Une musique joyeuse, enregistrée, convient pour l'accueil
des enfants.
La lecture
le psaume 97. " Jouez pour le Seigneur. "L’action
Chacun, en pensant au " Jour du Seigneur " qui vient, compose une ou deux phrases qui prolonge les métaphores du psalmiste, pleines de verve et de poésie : " Les fleuves battent des mains, les montagnes chantent leur joie. "Si nécessaire, l'animateur éveille l'imagination des enfants en lançant quelques mots puisés dans la nature ou ailleurs. Noms d'animaux, de fleurs, de pays, d'objets terrestres et célestes, sans oublier quelques noms propres, par exemple : hérisson, rose de Noël, Afghanistan, fourchette, étoile filante, David, Marie, Grégoire, Lorène …
Il suggère, pour unifier le style, de commencer chaque phrase par " Jouez pour le Seigneur " ou " Acclamez le Seigneur ". Les phrases sont écrites sur des bandes de papier données à chacun, puis collées sur un panneau. Pour conclure, tous chantent le refrain du " Psaume de la création" C 556, avec des phrases lues.
Le déroulement
. Accueil et musique.
. Présentation du sujet : la création en fête
au Jour du Seigneur (la fin des temps).
. Lecture : psaume 97.
. Chant : refrain du " Psaume de la création
" C 556 + phrases des enfants, lues.
La préparation
. La phrase à afficher : " Jouez pour le Seigneur,
car il vient. "
. Des instruments ou de la musique enregistrée pour
l'accueil.
. Découper des bandes de papier pour les phrases
à composer ; prévoir un panneau.
Psaume 97
Jouez pour le Seigneur sur la cithare
s ur la cithare et tous les instruments
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !
Que résonnent la mer et sa richesse, le monde et tous ses habitants ; que les fleuves battent des mains, que les montagnes chantent leur joie.
Acclamez le Seigneur, car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice, et les peuples avec droiture!
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Parole en plus
L'évangile annonce avec justesse des bouleversements qui concernent chaque époque de notre histoire et chaque civilisation. Jésus parle de la destruction du Temple de Jérusalem que ses disciples admiraient tant et des persécutions par lesquelles sont passées toutes les premières générations de ses amis et apôtres. C'est aussi l'actualité dramatique des chrétiens d'aujourd'hui avec les victimes des attentats (2010 à la cathédrale de Bagdad, et depuis en d'autres lieux), et les persécutions et discriminations qui touchent les communautés religieuses au Moyen-Orient et ailleurs. Même si localement nous vivons dans une paix relative, on communie profondément à cette souffrance de l'Eglise et de ses fidèles. L'évangile est réaliste, comme s'il prévoyait la guerre économique du XXIème siècle et ses nombreuses victimes. Réaliste aussi en mettant en garde contre les usurpateurs religieux, sectes, organisations et individus qui, sous des déguisements de religion, travaillent pour leur propre compte et sévissent aujourd'hui (attentats-suicides). Au delà des luttes indispensables et des solutions techniques à ces problèmes, le livre de Malachie annonce le nécessaire recours au Soleil de Justice, à celui qui éclaire notre humanité et offre la guérison possible de tous ces maux. C'est un chemin de croix jalonné d'amour et de pardon, chemin d'offrande de soi du Christ Jésus, notre Soleil de Justice. Saint Paul est très concret dans sa lettre aux Thessaloniciens. Pour résoudre les grands problèmes chacun peut y contribuer en commençant à petite échelle par soi-même. Constatant comme toujours que certains vivent dans l'oisiveté, affairés sans rien faire, il conseille à chacun de commencer par bien faire son travail, dans la fatigue et la peine, nuit et jour s'il le faut, pour n'être à la charge de personne. Bien faire son travail, à la maison, en entreprise, comme citoyen et membre d'une communauté. A défaut de cela le désordre s'installe. La leçon de saint Paul est simple à suivre et à la portée de tous : que chacun travaille dans le calme pour manger le pain qu'il aura gagné. En conclusion, le message de l'évangile annonçant des bouleversements ne doit pas inquiéter mais réveiller la responsabilité individuelle et communautaire. " C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie."

