Tous, petits devant Dieu
Ben Sirac 35, 12…18
Psaume 33
2 Timothée 4, 6…18
Luc
18, 9-14
Le cadre
La
proximité des vacances de la Toussaint permet d'associer
les enfants à la préparation de cette liturgie
: le dessin du contour d'une église stylisée,
assez grand pour contenir deux silhouettes, découpées,
en cartonnette, celles du pharisien et du publicain de l'évangile.
Elles sont épinglées pour être repositionnées
à la fin de l'action. La phrase affichée domine
le décor : " Qui s'élève sera
abaissé, qui s'abaisse sera élevé "
(évangile).
Le sujet
tous,
petits devant Dieu
On peut être fier de réussir, mais devant Dieu,
nul ne peut se vanter. L'attitude du pharisien de la parabole
est à éviter : faire l'inventaire de tout
ce qu'il fait de bien et de juste et se considérer
comme supérieur aux autres. Il est orgueilleux.
Par contre, l'attitude du publicain le rend juste devant
Dieu : il se reconnaît tel qu'il est, injuste, avec
ses faiblesses et le besoin d'être aidé. Il
est humble.
Les enfants peuvent s'identifier successivement à l'un
ou à l'autre de ces personnages, mais attention, car les situations, dans
la réalité peuvent se croiser :
L 'homme juste peut être orgueilleux ou humble.
L'homme injuste peut être humble ou orgueilleux.
L’ancrage liturgique
célébrer avec humilité
Participer à la messe, à la prière
de l'Église demande de l'humilité. La prière
pénitentielle met tous les fidèles à
égalité devant Dieu. Avant de communier tous
se reconnaissent petits devant Lui : " Seigneur, je
ne suis pas digne de te recevoir... "
La lecture
l'évangile selon saint Luc (18, 9-14)La parabole du pharisien et du publicain (le collecteur d'impôts).
L’action
Le jeu de cartes, proposé, vise à aiguiser le jugement des participants, sur ce qui plaît à Dieu selon des critères évangéliques, à partir des deux attitudes du pharisien et du publicain de la parabole.L'animateur donne à tirer, une à une, quelques cartes préparées à l'avance. L'enfant qui tire la carte lit devant tous la phrase qui y est inscrite ; le groupe juge alors de quel côté, pharisien ou publicain, se situe la phrase, et l'enfant va placer la carte en conséquence dans la boite attribuée à la silhouette qui convient.
Il y a des cartes à classer sans hésitation, par exemple, " je fais tout bien ", côté pharisien ; et d'autres qui sont à discuter, par exemple, " je me suis battu ", côté pharisien si c'est pour montrer ma force, côté publicain si c'est pour défendre un plus petit.
Les phrases proposées ici sont à compléter ou modifier en fonction des circonstances :
Je
fais tout bien
Je suis le (la) meilleur(e) en classe
Je vais à
la messe
J'ai peur d'être puni(e)
J'ai menti
Je suis fier de
moi
Je suis malheureux(se)
Je suis très généreux(se)
J'ai oublié mes devoirs
J'ai donné une pièce à
un sans abri dans la rue
Je suis parfait(e)
J'ai gardé de la monnaie
pour moi
J'ai le plus bel anorak
Je me suis battu(e)
Je gagne toujours
Le dispositif du décor doit permettre en final, de déplacer le pharisien et ses cartes vers le bas, le publicain et ses cartes vers le haut selon la conclusion de l'évangile, " Celui qui s'élève sera abaissé, celui qui s'abaisse sera élevé ".
Le déroulement
. Accueil.
. Présentation du décor, en relation avec l'évangile.
. Lecture : évangile de Luc (18, 9-14).
. Action : jeu de cartes, pharisien - publicain.
. Chant : " Que soit béni le nom de Dieu "
A 245.
La préparation
. La phrase à afficher : " Celui qui s'élève
sera abaissé, celui qui s'abaisse sera élevé.
"
. Un grand dessin d'église.
.
Deux silhouettes découpées, en cartonnette, un homme fort et orgueilleux
(le pharisien), un homme faible et abattu (le publicain).
. Prévoir
2 boites à agrafer à côté des silhouettes, pour recevoir
les cartes.
. Prévoir les cartes, format cartes à jouer, avec
les phrases inscrites (une par carte).
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
En ce temps-là, à l'adresse de certains qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient les autres, Jésus dit la parabole que voici : " Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien et l'autre, publicain (c'est-à-dire un collecteur d'impôts). Le pharisien se tenait debout et priait en lui-même : " Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes - ils sont voleurs, injustes, adultères -, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. " Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : " Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis !" Je vous le déclare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, c'est lui qui était devenu un homme juste, plutôt que l'autre. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. "
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