La maison de Dieu
Exode
20, 1-17
Psaume 18
1 Corinthiens 1, 22-25
Jean 2, 13-25
Le cadre
L'évangile
de ce dimanche parle du Temple, la maison de Dieu, aux deux sens du terme. Le
Temple comme édifice, celui de Jérusalem où Jésus
s'est rendu fréquemment pour la prière ; et le Temple qui est son
corps, présence physique de Dieu parmi les hommes.
Le décor de
la liturgie de la Parole met en parallèle ces deux aspects. La maquette
du Temple de Jérusalem au temps de Jésus, ainsi que celle d'une
cathédrale, ou simple église, montrent la grandeur de ce que les
hommes ont été capables de construire : une maison pour Dieu. Par
ailleurs, un visage de Christ (sculpture ou peinture) associé à
la photo d'une foule, d'une assemblée avec des visages en premier plan,
montre la beauté de la demeure de Dieu : le corps du Christ que forment
ensemble les baptisés.Le sujet
l'Église
et l'église.
La maison de Dieu mérite toutes les attentions. Aussi
bien l'édifice, entretenu et décoré
avec art, lieu de rencontre et de prière, que l'Église,
assemblée des chrétiens, faite de Pierres
Vivantes. La phrase affichée affirme cela : "
Vous êtes le Temple de Dieu. "
L’ancrage liturgique
le lieu où l'on célèbre.
Même si ce
n'est pas une église (dans le monde, des communautés sont privées
d'église), il y a toujours moyen de rendre le lieu du rassemblement accueillant,
avec de beaux objets dignes de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie.
Voici
l'occasion de faire apprécier aux enfants ce qui est remarquable dans l'église
paroissiale. Architecture, sculptures, peintures, mobilier, objets sacrés,
orgue, etc. A défaut, on choisit de faire remarquer la décoration,
florale ou autre, appropriée au temps du Carême.
La lecture
l'évangile selon saint Jean, chap. 2,13-25.Les vendeurs chassés du Temple.
L’action
Après avoir observé le décor mis en place (maquette du Temple, maquette d'une église), les enfants par groupe avec un adulte parlent des églises qu'ils connaissent, de ce qu'ils ont remarqué. Avec, si possible, une maquette sous les yeux (ou une photo) on cherche à nommer les différentes parties, nef, chœur, chapelle, baptistère, etc.
Puis, tous réunis, l'animateur fait chanter. En final, il invite chacun, au cours de la semaine, à rendre visite à Dieu dans sa maison, l'église.
Le déroulement
.
Accueil et rite d'ouverture.
. Lecture. Évangile de Jean 2, 13-25.
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Action. Échange à propos des églises connues des enfants.
. Chant : " Église du Seigneur, peuple de Dieu " D 228, refrain.
.
Suggestion pour la semaine : rendre visite à l'église.
La préparation
.
Se procurer 2 maquettes, le Temple de Jérusalem et une église (à
monter à l'avance). Voir pour cela les publications religieuses pour les
enfants, ou s'adresser à une librairie religieuse. Pour compléter,
des photos d'églises peuvent servir dans les groupes (cf. l'action).
. La phrase à afficher : " Vous êtes le
Temple de Dieu. "
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Comme la Pâque juive était
proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans
le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs,
de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet
avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que
les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie
des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands
de colombes : " Enlevez cela d'ici. Cessez de faire
de la maison de mon Père une maison de commerce.
" Ses disciples se rappelèrent qu'il est écrit
: L'amour de ta maison fera mon tourment. Des juifs l'interpellèrent
: " Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi
? " Jésus leur répondit : " Détruisez
ce Temple, et en trois jours, je le relèverai. "
Les Juifs lui répliquèrent : " Il a fallu
quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en
trois jours, tu le relèverais ! " Mais lui parlait
du sanctuaire de son corps.
Aussi, quand il se réveilla d'entre les morts, ses
disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils
crurent à l'Écriture et à la parole
que Jésus avait dite.
Pendant qu'il était à Jérusalem pour
la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son
nom, à la vue des signes qu'il accomplissait. Jésus,
lui, ne se fiait pas à eux, parce qu'il les connaissait
tous et n'avait besoin d'aucun témoignage sur l'homme
; lui-même il connaissait ce qu'il y a dans l'homme.
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Parole en plus
La liturgie des dimanches de carême offrent des récits bibliques que l'on pourrait qualifier de charnières dans la révélation du mystère divin. Après le récit, dimanche dernier du sacrifice d'Abraham et celui du de la transfiguration de Jésus sur une haute montagne, aujourd'hui ce sont les commandements de Dieu livrés au peuple, au pied de la montagne du Sinaï, ainsi que l'épisode des vendeurs chassés du temple de Jérusalem, avec violence, par Jésus, selon saint Jean. Pour ces deux derniers textes, quelle nourriture, quel message recevoir pour aujourd'hui ? Sans s'attarder à les expliquer et à les commenter. On comprend facilement que les commandements de Dieu rappelés dans la 1ère lecture, et que le violent coup de balais par Jésus dans la maison de Dieu, pour remettre à leur place les vendeurs et les changeurs, jalonnent la montée à Jérusalem vers la passion, elle-même violente, mort et résurrection de Jésus. Ce qui invite, sur le chemin de carême vers Pâques, à se faire violence à soi-même, et en Eglise, par un coup de balais nécessaire pour changer, en un mot se convertir. Appliquer les commandements, par exemple en choisissant l'un d'entre eux : Tu ne convoiteras pas … La convoitise est source de beaucoup de malheurs dans les relations humaines. Tu ne convoiteras rien de ce qui appartient à ton prochain. La convoitise est à éradiquer. La loi du Seigneur est parfaite qui redonne vie. Le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard. Le message est simple et exigeant pour maintenant. Les '24 heures pour le Seigneur', auxquelles le pape François invite cette semaine, ont cette visée exigeante de conversion des cœurs en se rapprochant du Dieu riche en miséricorde. L'expression '24 heures pour le Seigneur' peut paraître réductrice au regard de la vie religieuse, consacrée, choisie par tant d'hommes et de femmes, ainsi qu'au regard de la simple vie des baptisés animés par l'Esprit Saint … 24 heures c'est peu dans une année, mais cela peut réveiller et rapprocher du Seigneur ceux qui sont loin… Beaucoup de fidèles cependant ont retenu le conseil de saint Paul et le pratique au quotidien : Quoique vous fassiez (manger, travailler, lutter, se distraire, se reposer) faites-le pour le Seigneur. Leurs vies sont ainsi offertes en contemplation active. C'est une sainteté commune qui va de pair avec le sacerdoce commun des baptisés. En résumé, pour aujourd'hui et cette semaine de carême, appliquons le commandement 'Tu ne convoiteras rien de ce qui appartient à ton prochain', et le conseil de saint Paul 'Quoique vous fassiez, faites-le pour le Seigneur'.

