L'Assomption de la Vierge Marie
(15 août)
Bienheureuse Vierge Marie
Apocalypse 11, 19…
12, 10
Psaume 44
1 Corinthiens 15, 20-27
Luc 1, 39-56 (la Visitation)
ou Luc 11,27-28
Le cadre
Dans le bain des vacances, au milieu de l'été,
les chrétiens célèbrent une fête
de Marie, mère de Jésus. L'Assomption de la
Vierge Marie, fête du 15 Août, populaire et
familiale, qui tombe en semaine et plus rarement le dimanche.
Le sujet
sainte
Marie.
Le sens de la fête de l'Assomption : Marie partage
la gloire de son fils. Elle est montée au ciel en
son corps et son âme (" Ascension " pour
Jésus, " Assomption " pour Marie). Le peuple
chrétien, y croit depuis longtemps. Mais cette affirmation
solennelle de la foi par L'Eglise (dogme de l'Assomption)
est très récente (1950). Jésus aime
sa mère et la donne comme modèle de foi en
la parole de Dieu. Elle y a cru (cf. l'Annonciation) et
elle l'a gardée vivante. Les chrétiens aiment
Marie comme une mère. Ils la fêtent plusieurs
fois dans l'année. Elle est présente à
leur prière. Jésus est Dieu, Marie est créature.
Elle est la 1ère des saintes et des saints. Non pas
déesse, mais femme unie à la divinité
de son fils. Elle est associée à sa gloire
plus que toute autre créature. Les chrétiens
sont tous appelés à cette union.
L’ancrage liturgique
la
place de Marie.
La place faite à Marie dans la messe donne un juste
repère pour la dévotion mariale des Chrétiens.
Elle est présente à toute prière de
l'Église comme au temps de la première Pentecôte
avec les disciples réunis. Dans tous les lieux de
culte, et pas seulement dans ceux qui portent son nom, une
statue ou autre représentation, voire une chapelle
qui lui est consacrée, symbolise la présence
active de celle qui prie avec les chrétiens.
Cependant, la liturgie ordinaire de la messe ne mentionne
Marie que deux fois : dans le Credo, en parlant de Jésus,
né de la Vierge Marie, et dans chaque prière
eucharistique en compagnie des apôtres, des saints
et des martyrs, auprès desquels les fidèles
espèrent partager la vie éternelle.
La lecture
l'évangile selon saint Luc, chap. 11, 27-28.Pour cette année, le choix de prendre un évangile très court qui fait honneur à la Vierge Marie est guidé par l'intérêt, pour les enfants, de la parole de Jésus, béatitude rapportée par saint Luc : " Heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ". Phrase affichée. Autour du texte de l'évangile un échange a lieu avec les enfants.
L’action
Elle vise à concrétiser la béatitude : " Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent. " Soit oralement, soit sur papier, l'animateur distribue des paroles de Dieu. Les enfants qui prennent telle parole (par oral, ils lèvent la main) sont invités à la " garder " vivante, particulièrement cette semaine (=l'apprendre par coeur + la mettre en pratique).En se reportant au 3ème dimanche de l'année une sélection de paroles y est proposée dans la même perspective. Paroles de Jésus à choisir, les mieux adaptées aux enfants. En y ajoutant des phrases du Magnificat (évangile du jour de l'Assomption), et d'autres encore. Ce qui donne par exemple :
" Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu " Mt 5, 8.
" Soyez rusés comme des serpents, et candides comme des colombes " Mt 10,16.
" Soyez parfait comme votre père céleste est parfait " Mt 5, 48.
" Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique " Luc 8, 21.
" Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de tes entrailles est béni " Luc 1.
" Heureuse celle qui a cru " Luc 1.
" Le Puissant fit pour moi des merveilles. Saint est son nom " Luc 1.
" Le Puissant comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides" Luc 1.
Remarques : Chaque phrase
peut être en plusieurs exemplaires
La série des phrases affichées de chaque dimanche
et fête peut convenir.
Le déroulement
. Accueil
. Présentation dialoguée de la fête
de l'Assomption.
. Lecture : évangile de Luc 11, 27-28.
. Action : Paroles de Dieu distribuées.
. Chants : en plus d'un chant à Marie - le choix
est large - on propose " Que soit béni le nom
de Dieu " A 245, qui reprend la phrase de Marie dans
le Magnificat : " Saint est son nom. "
La préparation
. La phrase à afficher : " Heureux, ceux qui
écoutent la parole de Dieu et qui la gardent. "
. Prévoir une série de phrases de la Parole
de Dieu à distribuer (en plusieurs exemplaires chacune)
cf. ci-dessus, l'action.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc
En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : " Heureuse la mère qui t'a porté en elle, et dont les seins t'ont nourri !" Alors Jésus lui déclara : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent !"
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Parole en plus
On a tout dit de Marie, la Vierge Marie. Ou presque tout dit, depuis 2000ans. On lui a donné les plus beaux noms ; pour le comprendre il suffit de relire les litanies - celles dites de Lorette qui datent de plusieurs siècles, ou plus récentes celles d'après le concile Vatican ll. D'innombrables sanctuaires, chapelles, avec leur piéta au bord des routes, églises, cathédrales, basiliques, portent ce nom de Notre-Dame. Des pèlerinages ne désemplissent pas dans les lieux où elle s'est manifestée. Hors des frontières du christianisme ils sont nombreux les puissants et les pauvres qui humblement et secrètement s'adressent à elle, cherchant un secours, une confidente pleine de grâce à l'écoute de leur vie, de leurs prières. Sainte Marie, mère du Rédempteur, mère de l'Eglise, Notre Dame. Le fascicule Magnificat (août 2019) donne plusieurs impressionnants témoignages intitulés Les Surprises de Marie, sous forme de petits messages écrits par des pèlerins imprévus, touchés par la grâce - comme celui-ci, signé Gautier, qui, sur son chemin de vacances passe par N-D de Liesse : J'ai découvert Notre-Dame de Liesse. Marie est honorée là à travers une de ces magnifique Vierges noires que les générations passées ont su sculpter avec amour. Elle trône au cœur d'une basilique au gothique flamboyant. La liesse ici est celle de la libération. Une liesse spirituelle nourrie du vin doux de l'Esprit. Tout ici chante la joie du Magnificat : " Mon âme exalte le Seigneur ! " Je te partage cette découverte ; qu'elle t'accompagne en ces jours d'été ! Ainsi donc ce jour de l'Assomption célèbre Marie, mère de Jésus, 'élevée en son corps et en son âme à la gloire du ciel (Pie Xll - 1950). On a tout dit de Marie. Sauf peut-être qu'on pourrait ajouter qu'elle est aussi notre sœur, sœur en humanité (ce n'est pas une déesse) puisqu'elle a connu sur terre notre vie quotidienne, chargée de contraintes, de joies, et de souffrances comme celle, extrême, de voir mourir son enfant. On ne confie pas les mêmes choses à une mère et à une sœur. On ne leur parle pas de la même manière. Plus de confiance, d'amour, de respect, avec une mère. Plus de liberté de parole fraternelle, avec une sœur ! C'est pourquoi la prière à Marie notre mère pourrait s'accroître de celle à Marie notre sœur. S'accroître et se compléter, car encore une fois on ne dit pas les mêmes choses à une mère et à une sœur. Marie et Elisabeth, selon le récit de l'évangile de Luc, sont comme deux sœurs qui se visitent et s'accueillent. Leurs paroles d'action de grâce sont un modèle repris dans la prière de l'Eglise, des fidèles. Elles sont en liesse, en grande joie. De plus on peut imaginer sans risque de se tromper que Marie, plus tard, a réciter comme nous la prière du Notre Père, apprise aux apôtres par son fils Jésus. Ainsi pour conclure, nous parlons à Marie, notre mère, notre sœur, de nos vies de celles de nos proches, et de notre humanité, qui ont besoin de secours, d'amour et d'accompagnement. Sainte Marie, priez pour nous.

