Dimanche du Corps et du Sang du Christ

Fête du Saint Sacrement

Prenez et mangez

 

Deutéronome 8, 2-16
Psaume 147
1 Corinthiens 10, 16-17
Jean 6, 51-58

A La fête du Corps et du Sang du Christ est parfois choisie pour des 1ères communions ; si c'est le cas, la liturgie de la Parole pour les enfants peut être maintenue. Des familles qui ne sont pas pratiquantes découvrent à cette occasion ce qui est fait pour les enfants et qui leur est adapté, dans la mesure où le célébrant l'explique un peu.
Il serait dommage que des enfants qui ont l'habitude d'une liturgie active soient passifs le jour de leur 1ère communion. C'est pourquoi la participation des enfants est prévue avec soin, en évitant toutefois de mettre en vedette ceux qui communient pour la 1ère fois. Le sacrement de l'Eucharistie, même très festif, garde sa juste mesure à l'abri du spectaculaire, pour révéler toute la profondeur du mystère de Dieu qui se donne en nourriture de vie éternelle.
La procession d'offertoire est mise en valeur dans la présentation du pain et du vin.
Quelques précautions s'imposent pour la discrétion des prises de vue photo et vidéo, afin de ne pas distraire les enfants.



la communion
Autant pour les enfants qui communient à la messe que pour ceux qui n'y sont pas encore préparés, l'usage du mot " communion " est important. Il est à inclure essentiellement dans l'Eucharistie, dans sa dynamique sacramentelle et son déroulement concret. À l'animateur d'en faire un juste emploi. Le coutumier " faire sa communion ", ou " aller à une communion ", n'est pas très heureux, dans la mesure où il déclenche une image un peu folklorique au détriment de la réalité du sacrement à percevoir dans sa nature symbolique et cachée.
La phrase affichée : " Prenez et mangez"



le pain et le vin
La curiosité des enfants appelle quelques explications qu'ils n'ont pas forcément reçues par ailleurs. A la messe, au 1er coup d'œil, de pain ils n'en voient pas, de vin ils l'imaginent dans le calice, seul visible. L'animateur explique donc que l'hostie est du pain sans levain, pain de la liturgie pascale du temps de Jésus. Le vin est blanc par commodité.
Le pain et le vin offerts deviennent corps et sang de Jésus-Christ. En recevoir une part en nourriture spirituelle, c'est communier à la vie divine du Christ qui se donne.
L'hostie et même une parcelle, contient tout le don du corps du Christ ; le vin, et même une goutte, contient tout le don du sang du Christ. La complémentarité du pain et du vin met en relief la totalité symbolique d'une nourriture unique : le Corps et le Sang du Christ.
On précise alors le sens du mot : " Amen " (oui, c'est bien vrai, j'y crois) par lequel le communiant répond à la parole du ministre de la communion lui présentant l'hostie : " Le Corps du Christ - Amen ".

l'évangile selon saint Jean, chap. 6, 51-58.
Le réalisme du langage peut provoquer du dégoût : manger le corps, la chair du fils de l'homme…de même pour l'expression " pain vivant " ; il n'est pas du pain qui bouge, qui s'anime, mais du pain qui donne la vie.
" Prenez et mangez, ceci est mon corps " n'est pas une invitation à le croquer, mais à se nourrir de sa propre vie. En aucune façon la notion de transubstantiation, enseignée par l'Église, qui marque chez de nombreux chrétiens la perception sacramentelle du pain et du vin de l'Eucharistie, n'autorise de confusion matérialiste de ce type. Le commentaire de l'évangile par l'animateur veille particulièrement à lever toute ambiguïté à ce sujet.

 


Une répétition du geste de la communion est proposée au groupe. Avec les détails de l'attitude du corps, des mains, du regard, du visage (jusqu'au sourire, cf. dimanche de la Pentecôte) qui manifeste au mieux le bonheur de croire en ce qu'on reçoit, le corps du Christ lui-même.
Avec le risque, qui vaut la peine d'être tenté, de jouer un rôle d'acteur dans cette répétition ; car jouer un rôle permet de libérer et de déployer ses propres ressources de communication physique et spirituelle. C'est une action d'éveil à l'accueil de celui qui se donne avec amour dans le sacrement de l'Eucharistie, dans la communion, notre Seigneur.

. Accueil et rite d'ouverture.
. Présentation du pain et du vin utilisés à la messe.
. Lecture. Évangile de Jean 6, 51-58
. Commentaire.
. Action : répéter un beau geste de communion.
. Chant. Apprendre celui de la communion de la messe paroissiale, s'il n'est pas connu.



. La phrase à afficher : " Prenez et mangez. "
. Prévoir une procession des offrandes avec les enfants.


de sa marche à vers le désert, le peue d'Isrl, à bout de courage, récrimina contre Dieu et contre Moïse: "Pourquoi nous avoir fait monter d'Égypte ? Etait-ce pour nous faire mourir dans le d

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean


Après avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : " Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair pour que le monde ait la vie." Les Juifs discutaient entre eux : " Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ?" Jésus leur dit alors : " Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui mange ma chair vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement ".



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suive. Car ce qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi la dra sa vie pour moi la sauv

 



















 

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